Les comportements indésirables : une pièce en 3 actes

Enfant qui dérange son frère

Les comportements indésirables : une pièce en 3 actes

La première fois qu’un comportement apparaît, c’est le fruit du hasard. La deuxième fois, c’est le fruit d'un apprentissage. Découvrez ce qui se produit ensuite et ce que vous pouvez faire.

Il y a de cela un moment déjà, j’ai lu une information très intéressante sur la façon dont apparaît un nouveau comportement.  Je n’ai malheureusement pas noté la source.  Toutefois, j’ai trouvé cette information tellement utile et pertinente qu’elle s’est automatiquement gravée dans ma mémoire.  Je vous la partage aujourd’hui afin de vous aider à comprendre comment apparaît un comportement négatif mais surtout, pourquoi celui-ci peut persister malgré vos interventions.

Dans cet article, vous découvrirez grâce à un exemple concret 3 étapes qui mènent à la création d’un comportement indésirable et à sa persistance dans le temps.  Je vous donnerai également des conseils pour éviter qu’un comportement ne se répète.

Étape 1 : Le hasard

La première fois qu’un comportement apparaît, c’est le fruit du hasard.  L’enfant ne sait pas encore ce qui va se produire suite au comportement qu’il aura produit. 

Prenons l’exemple d’un enfant de 4 ans ennuyé par la présence de sa petite sœur de 18 mois qui vient défaire le jeu auquel il travaille depuis un moment.  Ne sachant pas comment régler le problème, il essaie une solution de façon spontanée ou impulsive : il frappe sa sœur.

La petite sœur se met évidemment à pleurer et vous accourez.  Vous prenez cocotte dans vos bras tout en chicanant fiston abondamment et vous quittez la pièce en amenant cocotte bien loin. 

Bon, fiston vient d’obtenir une bonne dose d’attention négative qui lui fait ressentir des émotions désagréables, certes.  Mais au final, il a obtenu ce qu’il souhaitait : pouvoir jouer sans être ennuyé par sa sœur. 

Et tout en continuant à jouer, son cerveau classe cette information dans un petit tiroir que l’on intitulera « Apprentissage du jour ».

Étape 2 : L’apprentissage

La deuxième fois qu’un comportement apparaît, c’est le fruit d’un apprentissage.  Quand l’enfant réutilise un comportement négatif, il a une bonne idée de ce qui va se produire. 

Donc, le lendemain, quand cocotte débordante de la fougue, de la curiosité et de l’enthousiasme propres à son âge débarque dans la salle de jeux où fiston travaille à la construction d’un vaste réseau routier, il y a fort à parier que fiston retentera le coup pour valider l’efficacité de la tape pour faire évacuer sa sœur de son espace de jeu. 

Alors, il retente le coup et tape sa sœur lorsqu’elle s’introduit dans son espace de jeu.   

Cocotte se met évidemment à pleurer, ce qui ramène la cavalerie, vous en l’occurrence, un nouveau déversement d’attention négative du genre « Blablabla… pas gentil… blablabla… si tu recommences… blablabla », fait ressentir une boule dans le ventre à fiston, car après tout, c’est pas super de se faire chicaner, mène au retrait de l’envahisseur par voie aérienne pour ensuite être suivi d’un calme ma foi agréable et surtout très favorable à la reprise des travaux routiers. 

Tout en continuant à jouer, le cerveau de fiston classe cette information dans un nouveau petit tiroir que l’on intitulera cette fois « Trucs et astuces efficaces pour faire éloigner ma sœur quand je joue ».

Étape 3 : La consolidation

La troisième fois qu’un comportement apparaît, c’est le fruit d’une consolidation.  L’enfant sait hors de tout doute à quoi peut servir le comportement enregistré et peut même l’utiliser de façon créative dans d’autres contextes.

À ce point, votre enfant sait ce qu’il fait, à n’en pas douter, lorsqu’il tape sa sœur lorsqu’elle vient tel un bulldozer s’introduire dans son espace de jeu.  Tout en continuant de jouer, son cerveau classe cette information dans un nouveau petit tiroir qui celui-là porte le nom de « À essayer éventuellement lorsque je n’aime pas quelque chose ».

Intéressant n’est-ce pas?  Maintenant, la question à se poser est la suivante : comment modifier le cours de cette histoire? D’abord, en modifiant votre approche et vos interventions.

6 conseils pour vous aider à modifier votre approche lors d’apparition de comportements difficiles

  1. Soyez présent pour être en mesure d’intervenir au bon moment.
  2. Soyez confiant, votre enfant est en mesure d’apprendre et de modifier son comportement. Il peut toutefois avoir besoin de plus d’aide et de temps que vous pourriez vous y attendre.
  3. Soyez positif, soulignez ses efforts et encouragez votre enfant à réessayer.
  4. Soyez supportant, votre enfant n’est peut-être pas en mesure de modifier seul son comportement. Il aura peut-être besoin de votre aide.
  5. Soyez compréhensif, votre enfant à des besoins auxquels il cherche à répondre. Aidez-le à trouver des solutions.
  6. Soyez réaliste, ayez des attentes qui correspondent à l’âge et aux capacités de votre enfant. Inutile de s’attendre qu’un enfant de 3 ans range ses jouets sans aide ou qu’un enfant de 5 ans soit capable de demeurer calme durant plus de 30 minutes parce que vous êtes fatigué.

Découvrez dans cet article des stratégies concrètes pour vous aider à modifier votre façon d’intervenir lorsque votre enfant produit un comportement indésirable.

Vous connaissez quelqu’un qui vit des difficultés avec son ou ses enfants? N’hésitez pas à lui partager ce contenu.

Et l’ergothérapie dans tout ça

L’ergothérapeute, par son intervention, soutient et stimule les capacités de l’enfant à s’engager dans ses activités et à y participer d’une façon qui soit satisfaisante pour lui et sa famille tout en favorisant le développement de son potentiel.

Sans engagement ou sans participation dans les activités propres à son âge, l’enfant se voit privé d’opportunités de faire les apprentissages nécessaires à son développement.  L’opposition, l’agitation ou l’évitement produisent le même résultat lorsque le problème est chronique, c’est-à-dire de priver l’enfant d’opportunités d’apprendre et de se développer.

Les difficultés de comportement coexistent fréquemment avec les difficultés de développement.  Dans les deux cas, il est important de supporter le système nerveux de l’enfant et de l’aider à le réorganiser avec des stratégies adaptées à ses besoins. 

L’intervention de l’ergothérapeute permet donc d’augmenter la disponibilité et la réceptivité de l’enfant et d’amener un sentiment de sécurité qui favorisera l’engagement dans ses activités et l’apprentissage des comportements et des capacités attendus.

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NOTRE MISSION : augmenter l’accès aux services d’ergothérapie, faire connaître notre profession et agir en prévention en venant en aide aux parents au moment où ils en ont besoin.

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