Introduction

Avez-vous un animal de compagnie?  Plus précisément un chat ?

Comment se passe la cohabitation avec votre enfant? 

Est-ce que votre enfant caresse le chat tout doucement? Le prend avec délicatesse pour le déposer sur ses genoux? L’écoute ronronner avec plaisir?  L’agace gentiment avec une petite souris jouet?  Le regarde marcher dans la maison tout en continuant tranquillement à faire ce qu’il faisait et le laisse dormir sans le déranger?

Ou est-ce tout le contraire qui se produit?

Votre enfant devient tellement excité en présence du chat qu’il est imprévisible et stresse votre animal (et vous par la même occasion)?

Votre enfant est tellement attiré par le chat qu’il ne pense à rien d’autre en sa présence que de lui courir après et de l’attraper (même en plein souper)?

Votre enfant apprécie tellement toucher au chat qu’il cherche constamment à le prendre et à le serrer de toutes ses forces, même si le chat miaule, se débat et sort ses griffes (et peut-être même les dents)?

Si vous vous sentez coincé dans ce genre de situation, si votre enfant réagit à certains contextes sans que vous ne compreniez ce qui se passe ou qu’il a des comportements difficiles qui interfèrent dans la réalisation des activités quotidiennes, les siennes mais aussi celles de toute la famille, un accompagnement en ergothérapie pourrait vous aider.

Je vous explique comment dans cet article.

Comment une approche de coaching en ergothérapie peut vous aider

D’entrée de jeu, vous devez savoir qu’il n’existe pas de recette toute faite pour régler les petits et gros problèmes du quotidien.  Mais comme pour la cuisine, régler des problèmes et trouver des solutions est quelque chose qui s’apprend. 

Par contre, contrairement à la cuisine, on ne peut pas se fier sur un livre de recettes pour nous guider.  Mais en prenant le temps d’observer la situation, de faire des essais, de doser certaines choses et de regarder ce que ça donne, il est possible d’apprendre à créer vos propres recettes.

Et c’est là que l’accompagnement parental entre en jeu.  

En discutant de la situation avec une ergothérapeute formée en coaching, vous serez guidé dans un processus de recherche de solutions grâce à des questions précises qui vous aideront à réfléchir et à analyser votre situation. 

Le but du coaching n’est pas de vous donner une recette qui réglera votre problème mais bien de vous enseigner comment vous y prendre pour trouver des solutions tout en vous offrant des connaissances qui vous seront utiles.

Voyons maintenant les grandes étapes de l’approche de coaching utilisée en ergothérapie grâce à un exemple concret d’un enfant qui a de la difficulté à ajuster ses comportements en présence de son chat.

L’étape 1 : préciser l’objectif en 3 questions

Pour commencer, il est important que vous ayez une idée claire de ce que vous voulez obtenir comme changement. 

Peut-être pensez-vous que « Lâcher le chat quand je lui dis » est un objectif assez clair.  Il y a moyen de le rendre encore plus précis.

En ayant en tête un objectif bien précis, un contexte ou une situation en particulier, cela vous aidera à observer ce qui se passe.  Cela sera plus facile de trouver ce qui aide et ce qui n’aide pas votre enfant à bien interagir avec le chat. 

Pour trouver une solution durable et obtenir le changement que vous souhaitez, vous aurez besoin de ces observations. 

Grâce aux détails que vous observerez, vous serez davantage en mesure de faire des liens avec d’autres situations et de penser à des choses qui peuvent aider votre enfant et qui pourraient être essayés quand c’est le temps de lâcher le chat et encore mieux AVANT que le chat ne se fasse attraper.

3 questions à vous poser pour préciser votre objectifs

Première question (et non la moindre!)

Pourquoi est-ce important pour vous que votre enfant apprenne à lâcher le chat?

Qu’est-ce que ça va changer qu’il soit capable de lâcher le chat?  Qu’est-ce que ça va lui permettre d’apprendre à faire ?

Voulez-vous que votre enfant soit capable de :

  • Demeurer assis à la table et continuer à manger son repas?
  • Retrouver un état calme?
  • Demeurer calme?
  • Apprendre à s’occuper autrement qu’en courant après le chat?
  • Se garder en sécurité sans se faire griffer ou mordre?
  • Passer un moment agréable avec le chat?
  • Etc.

Deuxième question :  

Que voulez-vous que votre enfant fasse? 

Évidemment, vous voulez que votre enfant lâche le chat.  

Je comprends bien que vous voulez qu’il vous entende, vous écoute, desserre son étreinte, dépose le chat et fasse autre chose.  Mais comme ce n’est pas ce qui se passe,  que voulez-vous que votre enfant fasse quand il voit le chat, quand il le prend, quand il joue avec? 

Voulez-vous :

  • Qu’il demeure assis à la table et continue à manger son repas?
  • Qu’il ignore le chat pendant qu’il est occupé à faire un jeu ou ses devoirs?
  • Qu’il utilise un jouet pour jouer avec le chat plutôt que de chercher à l’attraper?
  • Qu’il utilise ses mains doucement pour le prendre ou le caresser?
  • Qu’il voit et comprenne les signes de stress du chat?
  • Qu’il dépense son énergie autrement qu’en lui courant après ou en le serrant de toute ses forces?
  • Qu’il utilise son toutou pour s’apaiser et se calmer plutôt que de chercher à garder le chat avec lui?
  • Etc.

Troisième question : 

Quel moment, quelle activité ou quel contexte voulez-vous améliorer en priorité?

Il peut être très difficile et décourageant d’essayer de tout changer en même temps.  Quand on commence par une première étape, cela permet d’être plus efficace dans notre recherche de solutions.  Ça nous permet aussi de mieux observer ce qui se passe et de trouver ce qui aide notre enfant. 

Car voilà la véritable clé à votre problème : trouver ce qui aide votre enfant à faire ce que vous lui demandez.  

Lorsqu’on trouve ce qui aide notre enfant à mieux fonctionner dans un certain contexte, cela devient plus facile de transférer la stratégie à un autre contexte.  Voilà pourquoi je vous conseille de cibler un moment ou un endroit où vous voulez concentrer vos efforts. 

Y a-t-il un moment dans votre journée ou une activité en particulier qui deviendrait plus facile si votre enfant interagissait mieux avec le chat?

  • La routine du matin?
  • Le retour à la maison?
  • L’écoute d’un film?
  • La préparation du souper?
  • Le souper?
  • La routine du coucher?
  • Etc. 

Des exemples d’objectifs

Maintenant que vous commencez à avoir une idée de ce que vous souhaitez travailler, il est temps de formuler votre objectif.

Il existe autant d’objectifs que de situations.  Et votre objectif peut évoluer et se préciser davantage au fur et à mesure que vous observerez ce qui se passe.

Voici quelques exemples d’objectifs :

  • Mon enfant restera assis à la table lors du souper lorsqu’il verra le chat.
  • Lorsqu’il reviendra à la maison, mon enfant jouera calmement avec le chat.
  • Lorsque je préparerai le souper, mon enfant fera une activité qui l’aide à demeurer calme.
  • Lorsqu’il verra le chat dormir, mon enfant gardera ses mains sur lui.
  • Lorsqu’il verra le chat marcher, mon enfant pourra attirer son attention avec un jouet.
  • Lorsqu’il prendra le chat, mon enfant pourra chercher les signes qui lui diront si le chat se sent bien ou se sent mal dans ses bras.

L’étape 2 : explorer les stratégies

Maintenant que vous avez un objectif en tête, vous êtes rendu à l’étape de vous demander ce qui peut aider votre enfant.  

Pensez aux fois où votre enfant a été en présence du chat et que ça s’est bien passé.  Avez-vous remarqué quelque chose qui a pu l’aider à ce moment?     

  • Dans quel état était-il?  Calme?  Concentré?  Reposé ?  Joyeux?
  • Dans quel état étiez-vous?  Calme?  Disponible?  Attentif?  Confiant?
  • Que se passait-il dans la maison?  Quelle était l’ambiance?
  • Que faisait le chat?
  • Que faisait votre enfant juste avant d’interagir avec le chat?
  • Qu’a-t-il fait juste après avoir interagi avec le chat?
  • Où étiez-vous?
  • Que faisiez-vous?
  • Qu’est-ce qui aide votre enfant à se sentir calme généralement?
  • Quand votre enfant écoute-t-il le mieux vos consignes?
  • Qu’est-ce qui l’aide à vous écouter?
  • Etc.

Cette étape consiste donc à réfléchir aux actions que vous pourriez faire pour changer la situation.  Essayez de faire des liens avec d’autres situations similaires afin de rechercher ce qui fonctionne pour votre enfant.  Des solutions sont souvent trouvées lorsqu’on prend le temps d’observer ce qui va bien au lieu de chercher à analyser ce qui ne va pas bien.

Si vous bénéficiez d’un accompagnement, c’est à cette étape que l’ergothérapeute vous transmettra des connaissances et des informations adaptées à votre situation qui pourraient vous aider à trouver de nouvelles solutions.

L’étape 3 : le plan d’action

Rendu à cette étape, vous savez quoi essayer.   Vous avez une bonne idée par quoi commencer et ce dont vous aurez besoin pour y arriver. 

Peut-être allez-vous essayer :

  • d’enseigner à votre enfant comment prendre ou caresser le chat,
  • de vous procurer des jouets pour lui montrer comment jouer avec le chat,
  • de mettre le chat dans une autre pièce lors des repas,
  • d’organiser le retour à la maison de votre enfant en le faisant d’abord dépenser son énergie dehors puis en le dirigeant vers une activité calme à faire près de vous dans la cuisine,
  • de rediriger son attention vers son toutou quand il a besoin de se calmer,
  • de lui donner un gros câlin bien ferme quand il a besoin de serrer le chat dans ses bras,
  • etc.

Des idées, des stratégies, des trucs à essayer, il en existe autant qu’il existe de problèmes.  Et même plus!

Par contre, à cette étape, vous ne savez pas si ce que vous allez essayer va régler le problème.  Sincèrement, je vous le souhaite.  Ce serait un tel soulagement pour vous.  Mais par expérience, je sais que ça ne fonctionne pas toujours du premier coup.  Essayez de rester confiant et réaliste.

L’étape 4 : la révision du plan

C’est tout à fait normal et fréquent que le premier plan que l’on s’est fait ne fonctionne pas parfaitement.  Il ne faut surtout pas se décourager.  Il faut plutôt demeurer attentif à ce qui a marché, continuer à penser à ce qui aide votre enfant en général et se refaire un nouveau plan d’action.

Si jamais ça ne fonctionne pas comme vous l’auriez voulu, il y a quand même une bonne nouvelle.  Comme vous aurez pris le temps de réfléchir à la situation et de préciser votre objectif, vous serez déjà dans un processus de résolution de problème.  Autrement dit, vous serez en plein entraînement pour apprendre à trouver des solutions.  Et c’est grâce à cet entraînement que vous deviendrez de plus en plus efficace à régler les problèmes.

L’étape 5 : la généralisation

Il arrive aussi que notre plan fonctionne.  Dans ce cas, commencez par crier victoire.  Vous l’avez bien mérité.  

Ensuite, gardez bien en tête ce qui a aidé votre enfant afin de pouvoir réutiliser ces observations pour l’aider dans un autre contexte.

Conclusion

Tous les parents rencontrent des difficultés quotidiennes avec leur enfant.  Parfois ces difficultés sont faciles à résoudre et d’autres fois, elles représentent un défi qui peut paraître insurmontable.

Une approche de coaching ou d’accompagnement parental peut vous supporter dans votre rôle de parent en vous aidant à développer vos capacités à résoudre les problèmes du quotidien ou en vous aidant à identifier des stratégies adaptées à votre contexte.

Vous aimeriez savoir si notre approche peut vous aider? N’hésitez pas à prendre gratuitement rendez-vous pour en discuter.

Vous connaissez quelqu’un qui vit des difficultés avec son ou ses enfants? N’hésitez pas à lui partager ce contenu.

Et l’ergothérapie dans tout ça

L’ergothérapeute, par son intervention, soutient et stimule les capacités de l’enfant à s’engager dans ses activités et à y participer d’une façon qui soit satisfaisante pour lui et sa famille tout en favorisant le développement de son potentiel.

Sans engagement ou sans participation dans les activités propres à son âge, l’enfant se voit privé d’opportunités de faire les apprentissages nécessaires à son développement.  L’opposition, l’agitation ou l’évitement produisent le même résultat lorsque le problème est chronique, c’est-à-dire de priver l’enfant d’opportunités d’apprendre et de se développer.

Les difficultés de comportement coexistent fréquemment avec les difficultés de développement.  Dans les deux cas, il est important de supporter le système nerveux de l’enfant et de l’aider à le réorganiser avec des stratégies adaptées à ses besoins. 

L’intervention de l’ergothérapeute permet donc d’augmenter la disponibilité et la réceptivité de l’enfant et d’amener un sentiment de sécurité qui favorisera l’engagement dans ses activités et l’apprentissage des comportements et des capacités attendus.

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